Mon été au pays des makers : découverte en terre inconnue

Juin 2018

J’écris une nouvelle page de ma vie professionnelle et personnelle.Makers, makerspaces, fablabs, autant de nouveaux mots qui deviennent mon vocabulaire quotidien. Et pour cause, je viens d’embarquer dans l’écosystème des fablabs!

Fablab, un nom peu voire pas connu du grand public, souvent réservé aux initiés, c’est intéressant… Les initiés justement le définissent comme un lieu où l’humain reprend la première place devant la machine, un lieu d’échanges, de connaissances, d’apprentissage, autour de technologies innovantes telles que imprimantes 3D, découpe laser, plotter… mais aussi d’outils de bricolage, de couture ou… d’un café tout simplement! Learn, Make, Share, telle est la devise originelle de ces “Fabrication Laboratory” ou “Fabulous Laboratory”, ouverts aux makers et au grand public pour répondre à tous leurs projets créatifs.

Il existe plus de 150 fablabs en France sans compter les makerspaces — autres espaces de création de makers, qu’ils soient implantés dans les villes, qu’ils soient mobiles, universitaires ou parties prenantes de l’entreprise. Autant de fablabs différents que de projets qui en sont issus, la créativité est en effet le maître mot de ces nouveaux temples collaboratifs. On ne connaît pas un fablab, on le vit!

Parachutée du monde traditionnel du business, j’arrive en terre quasi inconnue où Google et son panel de fonctionnalités deviennent mes nouveaux amis ainsi que les outils collaboratifs gratuits : Slack, Trello, Workplace… On essaie, on tâtonne pour trouver le bon outil que tout le monde utilisera pour échanger, transmettre des documents, fixer des tâches, des rendez-vous, bref pour définir le liant de l’équipe en mode messagerie, emoji et likes. Les réseaux sociaux bombardent mon téléphone de notifications, les conversations de groupe occupent l’espace, le temps et l’attention.

Le quotidien est connecté certes mais bienveillant, créatif et ancré dans ce que la vie a de plus simple : le partage, au gré de moments conviviaux tels que déjeuners, apéritifs et barbecues, l’échange de savoir autour des machines, le respect des femmes et des hommes qui donnent de leur temps. Et le souci de l’environnement, toujours présent : une famille de lombrics a même élu domicile dans le lab pour transformer le compost en engrais.

Les frontières entre lieux de travail, de vie, de transport, disparaissent.C’est l’été, les espaces verts s’improvisent naturellement en bureaux et retrouvent leur place dans mon quotidien jusqu’alors cloisonné en open space. Une véritable bouffée d’oxygène, de vie, de créativité…

C’est dans ce nouvel environnement que je me sens bien, que je perçois ce nouvel art de vivre de la génération montante, Y, Z, Millenials et que je commence à semer les graines d’une nouvelle vie…

Juillet 2018 : la France occupe le 1er rang sur la scène mondiale. Vous pensez à la coupe du monde? Je vous parlerai du rassemblement mondial des fablabs, à Toulouse, à Paris et en mode distribué dans toute la France… source de nouvelles rencontres au sein d’une communauté méconnue mais mondiale!

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